Yann Lecomte, exposition au Prieuré Saint Nicolas- du 30 mai au 8 juin 2017

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Je ne suis pas une groupie. Non, vraiment, je n’ai jamais compris l’idolâtrie, et le comportement de certaines personnes vis-à-vis des stars, prêts à dépenser des fortunes pour apercevoir leur idole. Ça me dépasse…

En revanche, il y a des personnes dont j’admire certains aspects.

C’est le cas du travail de certains photographes dont Yann Lecomte. Alors, je ne manque jamais l’occasion d’aller voir son œuvre « en vrai ».

J’étais allée voir l’exposition qui s’est tenue cet hiver à Leclerc, mais cette fois, je trouve que le lieu est vraiment idéal pour accueillir les clichés du photographe sablais.

J’ai découvert Yann sur Facebook (comme quoi, ça n’a pas que des inconvénients !). Je suis immédiatement tombée sous le charme de ses noirs et blancs contrastés. C’est vraiment cela qui m’a tout d’abord attirée, moi qui n’osais pas tirer sur les curseurs, j’étais devant des images magnifiques… Mais au-delà de cette marque de fabrique évidente, c’est le regard que porte l’artiste sur Les Sables qui me fascine. On sent bien que c’est un enfant du pays car ses photos sont pleines de tendresse pour cette ville, mais en même temps, j’ai parfois l’impression qu’il n’est qu’observateur. Il nous offre son regard sur la vie estivale et partage avec nous les émotions que cela lui procure : on rit de ce bonhomme avec son magazine sur la tête, on est attendri par ces fillettes qui apprennent à nager, on est nostalgique en regardant le kart sur la plage, on est admiratif devant le sauveteur en mer, on regarde l’Océan avec le surfeur….

Bref, aujourd’hui, je n’ai pas laissé passer l’occasion de rencontrer Yann en chair et en os et d’échanger quelques mots avec lui. Il m’a fait un accueil chaleureux et j’ai vraiment apprécié sa simplicité. Et comme Yann encourage par des panneaux à prendre des photos et à partager sur les réseaux sociaux, je ne me suis pas gênée…C’est si rare….

Quel bonheur de se trouver devant ces tirages. Yann insiste sur le fait qu’il est important que les photos ne restent pas sur ordinateur et deviennent de véritables objets qu’on peut accrocher au mur. Il n’y a d’ailleurs aucune de ses photos que je ne mettrais pas dans ma maison car chacune d’elle évoque une partie des Sables et représente pour moi une partie de mon histoire. Ces photos résonnent en moi comme elles doivent le faire chez tous les Sablais j’imagine. Il y a la Pendule bien sûr, mais aussi les tentes de plage, les karts, la plage, les surfeurs, la piscine d’été, les villas de la Chaume, le Remblai et les vélos ou les voitures de luxe, les sauveteurs en mer (celle-ci je l’adore), les immeubles que je trouvais si laids… et il y a même une photo du Bar des Flots de 2005. Oui, bon, c’est un des endroits où vous pouvez me trouver 😉.

Le papier fine art est vraiment une merveille, j’avais envie de le caresser, c’était presque sensuelle comme relation…. Le noir de la photo intitulée Black day m’a vraiment impressionnée.

Alors vraiment, je vous encourage à aller voir cette exposition, le Prieuré Saint Nicolas est un écrin magnifique pour ces petits bijoux accompagnés de textes très touchants. Yann est un poète qui manipule aussi bien les mots que la lumière.

Et si vous avez envie de vous faire plaisir, achetez une photo ou bien une pochette de photos. J’ai les deux : elles sont dans mon salon 😉.

Voici le lien vers son site (pour mes amis photographes qui ne peuvent pas se déplacer): https://www.sablographie.fr/

Sa page Facebook : https://www.facebook.com/sablographie

Son Instagram : https://www.instagram.com/sablographie/

 

Explique-moi comment tu fais : l’effet High key

J’ai eu des questions sur mes photos « sur fond blanc » et je me suis dit qu’un petit article pourrait intéresser quelques-uns d’entre vous.

Le « truc » principal est évidemment d’avoir un fond clair et uni à la prise de vue (ici le ciel sans nuage d’une journée pas trop ensoleillée, mais plus il fait beau, mieux c’est !).

Pour les sujets qui bougent, je ne surexpose pas à la prise de vue, mais pour la macro, oui.

Je ne monte pas au-dessus de 400 ISO, quitte à avoir une photo un peu sombre comme vous pouvez le constater sur la photo « brute ». J’évite ainsi le grain qui a tendance à être accentué avec mon post-traitement assez « violent ». Lire la suite

Je suis sablaise.

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Encore une semaine tristoune pour moi. Je ne savais pas bien ce qui n’allait pas… Mais en fait je suis loin de chez moi et cela faisait longtemps que je n’étais pas venue me ressourcer dans ma maison au bord de l’Océan. J’aime ma maison, j’aime ma ville. J’ai besoin d’elles. Elles sont le point d’ancrage que je n’ai jamais eu. Comme je le dis souvent quand on me demande d’où je viens, je ne suis de nulle part… Lire la suite

Photographier avec une contrainte-1- 60 mm macro

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Panasonic GX8 + 60 mm macro Olympus

J’entame avec cet article une série qui traitera de la contrainte photographique.

Je voudrais tout d’abord définir la notion de contrainte telle que je l’interprète.

Une contrainte est quelque chose que l’on s’impose ou qu’on nous impose.

Elle est de différentes natures.

Tout d’abord, nous avons les contraintes à la prise de vue.

  • La contrainte matérielle :
    • n’utiliser qu’une focale (ou bien bloquer son zoom à une focale)
    • faire ses photos avec un appareil jetable
    • visser un filtrer sur son objectif et ne pas l’enlever (polarisant, ND…)
    • Partir avec une carte mémoire de 1GO
  • La contrainte technique
    • Garder toujours la même ouverture
    • Photographier avec la même vitesse
    • Photographier sans écran LCD
    • Photographier avec l’écran en noir et blanc
  • La contrainte créative
    • Ne photographier que ce qui est rouge, bleu, jaune….
    • Photographier au ras des pâquerettes
    • Ne faire que des portraits
    • Ne faire que des portraits de personnes âgées
    • Photographier les matières
    • Photographier les lignes, les formes
    • Photographier à partir d’une liste de mots
    • Choisir un objet et faire 10 photos différentes

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Mon chemin photographique suite : Workshop portrait avec Sébastien Roignant

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Crédits photo: Sébastien Roignant

 

Vous pouvez retrouver la première partie de mon article ici.

Comme je vous le disais, j’étais en pleine recherche de mon « pourquoi » photographique. C’est curieux comme question me direz-vous…

Pourquoi fait-on de la photo ? Comme me disait une amie récemment, on fait de la photo pour se souvenir et partager. C’est pas faux… Je fais ça, oui, c’est vrai. Mais je ne parle pas de ces photos-là, je parle des photos que l’on fait pour soi, celles qui n’ont pas destination à faire plaisir aux autres justement, celles qui me permettent de m’exprimer.

Après avoir réfléchi toute seule (ou presque, puisque Thomas Hammoudi m’y a aidé), je me suis donc dit qu’une confrontation avec mes paires serait très probablement un véritable coup de pouce. Je me suis donc inscrite à une formation sur « Le portrait naturel » avec Sébastien  Roignant. Lire la suite

J’aime pas les fleurs !

 

 

 

 

 

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Tulipe du jardin de ma maman.

C’est ce que je disais avant. Mais ça c’était avant… Avant de me mettre à la photo.

Je trouvais ça idiot de dépenser une fortune (parce qu’il faut dire ce qui est, un bouquet de fleurs ça coûte un bras) pour un truc que je regardais se faner… Elles étaient mieux là où elles étaient : dans la nature. Ça, ça n’a pas changé. Je pense toujours que la meilleure place pour une fleur, c’est le jardin.

En revanche, maintenant je les aime. Mais qu’est ce qui a changé ? Lire la suite

Survivre

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Lumix GX7+Panasonic 20mm f1/7

J’ai toujours été fascinée par la façon dont certains êtres vivants s’accrochent à la vie malgré des conditions extrêmes. Prenez le Manchot Empereur par exemple. Il supporte des températures allant jusqu’à -60°C avec des vents de 200 km/h. Il « se baigne » dans des eaux à -1,8°C ! Il parcourt jusqu’à 120 km pour se reproduire et la femelle part deux mois à la pêche pendant que le mâle couve l’œuf qu’il ne faut absolument pas faire tomber ! Quand j’ai vu ce reportage, j’ai été émerveillée par tant de détermination… et ce n’est qu’en exemple parmi d’autres car dans les profondeurs abyssales, on trouve des êtres microscopiques dont les exploits ne sont pas moins impressionnants… Lire la suite

Mon chemin photographique

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Quand je me suis remise à la photo en 2015 , il m’a fallu reprendre les bases techniques et je suis naturellement allée demander à mon ami Google. Il est sympa, il m’a donné tout plein de sites vers lesquels me tourner et j’ai beaucoup progressé, très vite ! Toutefois, je passais beaucoup de temps sur les blogs et Youtube, ce qui m’a permis d’acquérir très vite une bonne maîtrise de mon appareil photo et de mon logiciel de développement. J’étais ravie ! Tout allait bien donc pendant un an. Je cherchais des recettes, et je les trouvais, je les appliquais et j’avais même pas mal de likes et de followers sur Facebook. Mon travail était reconnu et je faisais des photos pour plaire à mon public. J’avais remarqué que les photos des Sables avaient beaucoup de succès, alors je photographiais ma ville, sous toutes ses coutures. Ce qui plaisait le plus étaient les couchers de soleil, alors je faisais ce que mon « public » demandait… Lire la suite

ALJPHOTO, késako?

 

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Je n’aurais jamais fait cette photo sans « les défis » par exemple….

Je vous ai parlé du seul groupe photo Facebook dans lequel je poste encore des photos. Je vous avais promis un article sur ce groupe. Je vous présente ALJPHOTO. Drôle de nom ? Je vous explique : ALJ pour Anne-Laure Jacquart et PHOTO pour… 😉.

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